Manifeste pour une nouvelle architecture fiscale, sociale et territoriale
Moins taxer le travail. Préserver les droits. Donner de la lisibilité au financement collectif. Une proposition de réflexion chiffrée, conçue pour être testée, contredite et améliorée.
Déplacer la question fiscale
PACTE 2027 part d’une interrogation simple : est-il rationnel de faire peser une part aussi importante du financement collectif sur le fait d’employer, alors que l’emploi, l’investissement productif et la capacité à traverser les crises sont précisément ce que nous cherchons à protéger ?
La proposition ne cherche pas à faire disparaître le financement de la protection sociale. Elle cherche à le déplacer vers des bases plus larges — revenus, consommation, capital et excédent économique — tout en conservant des droits sociaux identifiables et opposables.
Contribution personnelle proposée.
TVA unique proposée.
Impôt sur l’excédent.
Marge du périmètre central.
Les dix engagements
- Sortir progressivement le financement social du coût direct de l’emploi.
- Maintenir intégralement les droits sociaux déjà constitués.
- Rendre l’architecture compréhensible : peu de bases, peu de taux, des affectations explicites.
- Mettre fin à l’âge légal uniforme : 40 annuités validées ouvrent la possibilité de partir.
- Préserver les moyens nets des collectivités lorsque leurs charges employeur disparaissent.
- Taxer l’entreprise sur un excédent économique après salaires, capital et investissement.
- Mesurer les effets ménages en pouvoir d’achat réel.
- Assumer la cyclicité accrue et la traiter par stabilisation.
- Publier les hypothèses, calculs et points sous audit.
- Soumettre le projet à la contradiction avant toute traduction législative.
Moins taxer le travail
Le financement social ne disparaît pas ; il cesse d’être principalement attaché à l’acte d’employer.
Cotisations employeur remplacées dans le périmètre étudié.
Impôts de production supprimés.
IS retiré du périmètre.
Dans le périmètre macroéconomique de contrôle 2024, les sociétés supportent 403,43 Md€ de cotisations employeur effectives, impôts de production et impôts courants sur le revenu et le patrimoine.
- Embaucher devient moins pénalisant. Le coût direct des prélèvements employeur diminue fortement, avec un gain variable selon les niveaux de salaire.
- Conserver un salarié en crise devient plus soutenable. Lorsque la marge se contracte, l’impôt sur l’excédent baisse.
- Le financement social est élargi. Le coût n’est pas supprimé : il est réparti sur d’autres bases.
La retraite par durée de carrière
Fin de l’âge légal uniforme : 40 annuités validées ouvrent la possibilité de liquider sa retraite.
| Début de carrière | 40 annuités atteintes à | Lecture |
|---|---|---|
| 18 ans | 58 ans | Départ possible si les 40 annuités sont effectivement validées. |
| 20 ans | 60 ans | Départ possible à 60 ans. |
| 22 ans | 62 ans | Départ possible à 62 ans. |
| 25 ans | 65 ans | Départ possible à 65 ans. |
Un compte notionnel, pas une capitalisation individuelle
Chaque année, le revenu professionnel déclaré crédite un compte notionnel. Le taux de travail retenu pour les droits directs est de 23,2 % jusqu’à 3 PASS, soit 144 180 € de revenu annuel en 2026.
Droits directs notionnels.
Réversion collective.
Gestion de référence.
Taux notionnel complet de référence : droits directs + réversion + gestion. Il ne constitue ni une cotisation de paie ni une recette encaissée.
Une règle de revalorisation explicite
Le compte est indexé sur la croissance de l’assiette nationale des revenus professionnels déclarés entre 0 et 3 PASS. En euros courants, l’index suit la croissance nominale de cette assiette ; en euros constants, sa croissance réelle. Le même taux est utilisé dans le diviseur de liquidation.
Pénibilité : trois axes et une règle simple
| Axe | Expositions |
|---|---|
| Contraintes physiques | Manutentions lourdes, postures forcées, vibrations |
| Environnement agressif | Agents chimiques, hyperbare, températures extrêmes, bruit |
| Rythmes contraints | Nuit, équipes alternantes, travail répétitif cadencé |
Les périodes non travaillées sont protégées par une règle explicite
PACTE sépare la durée de carrière et le montant des droits. Les périodes protégées valident les 40 annuités au prorata de leur durée, tandis qu’un crédit notionnel de solidarité compense tout ou partie du revenu manquant. Le revenu de référence est la moyenne des 12 mois précédant l’interruption, plafonnée à 3 PASS ; aucun double compte n’est possible si un revenu professionnel continue d’être versé.
| Période | Base de droits protégée | Règle |
|---|---|---|
| Maternité / adoption / second parent | 100 % du revenu de référence | Neutralisation intégrale pendant la période protégée. |
| Maladie / AT-MP | 100 % pendant 12 mois, puis 80 % | Annuité validée au prorata. |
| Invalidité / handicap empêchant l’activité | 80 % du revenu de référence | Jusqu’à reprise ou liquidation. |
| Chômage involontaire indemnisé | 80 % du revenu de référence | Pendant la durée d’indemnisation. |
| Chômage non indemnisé après épuisement | Validation de durée, sans crédit monétaire | 12 mois maximum par épisode. |
| Congé parental / proche aidant | 50 % du SMIC | 24 mois par enfant pour le parental ; 24 mois sur la carrière pour l’aidant. |
Le financement : ce que la réforme change réellement
| Horizon | Situation | Lecture |
|---|---|---|
| Système actuel 2026 | Déficit COR ≈ 5 Md€ | Le déséquilibre est déjà présent. |
| PACTE année 1 | Pensions liquidées et droits acquis maintenus | Pas d’économie de caisse immédiate ; le déficit hérité doit être financé explicitement. |
| PACTE +10 ans | ≈40–45 % du stock sous nouvelle formule si les droits acquis des actifs sont convertis à valeur équivalente | Transition significative sans perte des droits constitués. |
| Régime permanent | Droits, financement et balance reliés à la même assiette 0–3 PASS | Régime conçu pour converger vers l’équilibre actuariel ; un déficit de caisse temporaire reste possible en transition ou après un choc. Solidarité financée séparément. |
Exemples de droits accumulés sur 40 ans
| Salaire brut moyen | Droits notionnels / an | Compte simple après 40 ans* |
|---|---|---|
| 2 000 €/mois | 5 568 € | 222 720 € |
| 2 500 €/mois | 6 960 € | 278 400 € |
| 3 500 €/mois | 9 744 € | 389 760 € |
| 5 000 €/mois | 13 920 € | 556 800 € |
* Scénario pédagogique r = 0 %, sans revalorisation.
Sensibilité illustrative de la pension
Exemple : 2 500 € brut/mois pendant 40 ans, avec une durée actuarielle illustrative de 22 ans.
| Taux réel illustratif r | Compte après 40 ans | Diviseur illustratif | Pension mensuelle | Taux de remplacement brut* |
|---|---|---|---|---|
| 0,0 % | 278 400 € | 22,00 | 1 055 €/mois | 42,2 % |
| 1,6 % | 385 800 € | 18,42 | 1 745 €/mois | 69,8 % |
| 2,4 % | 458 852 € | 16,94 | 2 257 €/mois | 90,3 % |
* Pension illustrative ÷ salaire brut moyen de 2 500 €. Ces taux illustrent uniquement la sensibilité. La règle politique proposée est l’indexation sur l’assiette 0–3 PASS.
Le financement des collectivités
Préserver les moyens nets plutôt que reproduire chaque ancienne recette.
La suppression des cotisations employeur concerne aussi les collectivités. Le calibrage central estime leur économie à 24 Md€. L’enveloppe brute baisse donc du même montant dans l’identité nationale de travail.
| Aujourd’hui | Après PACTE | |
|---|---|---|
| Ressources du périmètre réorganisé | 100,91 Md€ | 76,91 Md€ |
| Cotisations employeur territoriales | −24,00 Md€ | 0,00 Md€ |
| Moyens nets comparables | 76,91 Md€ | 76,91 Md€ |
CG territorialisée.
TVA territoriale.
Part de l’excédent.
Péréquation provisoire.
- Ressources partagées automatiquement.
- Part liée à l’activité réelle : emploi, masse salariale, capital productif.
- Péréquation distincte de l’incitation économique.
- Lissage pluriannuel pour éviter les coupes procycliques.
Taxer l’excédent plutôt que le fait de produire
Une assiette qui déduit explicitement salaires, capital productif et investissement neuf.
Taux sur l’excédent.
Déduction du capital net.
Déduction de l’investissement neuf.
Écart macro central.
| Mécanisme | Effet recherché | Condition / réserve |
|---|---|---|
| Déduction des salaires | Réduire le coût économique marginal de l’emploi. | 100 % pour un salaire non exposé ; 94,5 % pour un salaire exposé au-dessus d’un seuil de pénibilité, sur une base plafonnée à 3 PASS par salarié. À 42 %, correctif potentiel ≈2,31 % du salaire exposé. |
| Déduction du capital | Ne pas pénaliser les activités intensives en équipements. | Le périmètre juridique du capital productif reste à définir. |
| Déduction de 37 % de l’investissement | Créer un avantage pouvant atteindre 15,54 c€ par euro investi. | Sans assiette taxable, le bénéfice dépend des règles de report/carry-back. |
| Assiette plancher à zéro | Faire tomber l’impôt principal lorsque l’excédent disparaît. | Un déficit comptable ne signifie pas automatiquement excédent PACTE nul. |
Mesurer le pouvoir d’achat réel
Une hausse de certains prix n’a de sens qu’en regard de l’évolution du revenu disponible et du panier complet.
Contribution personnelle.
Contribution générale progressive.
Compensation / UC / an.
Crédit / enfant mineur / an.
Cas type : une personne seule au SMIC
| Étape | Montant / effet |
|---|---|
| Salaire brut mensuel | 1 867,02 € |
| Contribution personnelle à 4,5 % | −84,02 € |
| Contribution générale | −296,08 € |
| Compensation mensuelle | +113,88 € |
| Revenu disponible nominal | ≈ 1 600,80 € |
| Effet-prix moyen retenu | +5,82 % |
| Pouvoir d’achat en euros d’aujourd’hui | ≈ 1 512,80 € |
| Gain réel vs référence actuelle | +34,87 €/mois · +2,36 % |
Exemples mécaniques de prix avec TVA à 24 %
| Achat | Prix actuel | Prix mécanique | Hausse |
|---|---|---|---|
| Baguette actuellement à 5,5 % | 1,00 € | ≈ 1,18 € | +17,54 % |
| Panier de produits à 5,5 % | 100,00 € | ≈ 117,54 € | +17,54 % |
| Restaurant actuellement à 10 % | 30,00 € | ≈ 33,82 € | +12,73 % |
| Plein de carburant actuellement à 20 % | 80,00 € | ≈ 82,67 € | +3,33 % |
Hypothèse : prix HT inchangé et répercussion intégrale. L’effet-prix moyen utilisé dans les cas ménages est 5,81664 %, et non 17,54 %.
Fermer la réforme sans effacer le déficit existant
Le projet doit être neutre ou légèrement positif sur son propre périmètre dès la première année.
| Bloc | Montant | Lecture |
|---|---|---|
| Prélèvements remplacés | 748,9600 Md€ | Périmètre de prélèvements remplacés ou réaffectés. |
| Recettes nouvelles avant provisions | 901,1939 Md€ | TVA additionnelle, CG, contribution personnelle, capital, excédent. |
| Provisions et transferts | 148,5075 Md€ | Compensations, prudence de rendement et transferts explicités. |
| Marge de transition centrale | +3,7264 Md€ | 901,1939 − 748,9600 − 148,5075 ; non disponible pour une autre affectation tant que les coûts de transition ne sont pas certifiés. |
Les employeurs publics sont une condition du bouclage
| Employeur public | Économie retenue | Traitement |
|---|---|---|
| État | 26 Md€ | Consolidation interne. |
| Collectivités | 24 Md€ | Récupérée dans la réduction de l’enveloppe brute territoriale. |
| Hôpitaux | 17 Md€ | À traduire dans l’ONDAM et les dotations, sans dégrader l’offre de soins. |
Le prix de la réforme : une fiscalité plus cyclique
Moins de pression fixe sur l’emploi signifie davantage de variation des recettes publiques avec l’activité.
Dégradation par point d’écart de production.
Cyclicité supplémentaire sur le périmètre remplacé.
Plancher de test du fonds.
Cible longue à tester.
| Écart de production | Dégradation totale PACTE | Résiduel après fonds de 50 Md€ |
|---|---|---|
| −2 points | ≈ −34,45 Md€ | 0,00 Md€ |
| −5 points | ≈ −86,12 Md€ | ≈ −36,12 Md€ |
| −10 points | ≈ −172,24 Md€ | ≈ −122,24 Md€ |
- En récession : laisser jouer les stabilisateurs, utiliser le fonds, puis accepter un déficit conjoncturel temporaire plutôt que relever les taux.
- Après la crise : séparer déficit conjoncturel et déficit structurel.
- Si un déficit structurel supérieur à 5 Md€ persiste deux exercices, ajuster la contribution personnelle selon une règle publique.
Emploi, investissement, compétitivité
Des mécanismes plausibles, mais à distinguer des résultats comptables certains.
Ce qui est mécanique
- Suppression des cotisations employeur : baisse directe du coût employeur, variable selon les salaires.
- Déduction des salaires : réduction de l’assiette si elle est positive.
- Investissement neuf : déduction de 37 %.
- TVA de destination : les exportations ne supportent pas la TVA française, les importations consommées en France oui.
Ce qui reste comportemental
Création nette d’emplois, partage entre salaires/prix/marges, réaction de l’investissement, commerce extérieur et crédit bancaire sont des effets de second tour. Ils sont traités comme des sensibilités, non comme des promesses.
Le jour 1 et l’année 1
Préparer progressivement, puis basculer fiscalement en une seule fois.
N−1 : douze mois de fonctionnement à blanc
Entreprises et paie. Les anciennes règles continuent à produire les prélèvements réels. En parallèle, chaque DSN calcule la fiche PACTE ; la DGFiP calcule la contribution générale et la contribution personnelle fictives ; chaque entreprise reçoit un impôt sur l’excédent simulé.
Administrations et droits. Les collectivités reçoivent leur nouvelle dotation simulée ; État, hôpitaux et collectivités calculent leurs économies employeur ; les caisses convertissent à blanc les droits des actifs en capital notionnel d’ouverture.
1er janvier N : bascule simultanée
| Flux | Règle au jour 1 |
|---|---|
| Paie | Disparition des prélèvements remplacés ; contribution personnelle à 4,5 % et contribution générale selon le nouveau barème. |
| Compensation ménages | Versement à partir du même mois, sans décalage avec la nouvelle TVA. |
| TVA et capital | TVA à 24 % et nouvelle fiscalité du capital applicables à compter de la même date. |
| Entreprises | Impôt sur l’excédent applicable aux résultats N avec acomptes pendant l’exercice, calculés initialement à partir du pro forma N−1 puis régularisés. |
| Protection sociale | Pensions, allocations et remboursements existants continuent ; les recettes PACTE alimentent un compte de financement social. |
| Employeurs publics | Récupération simultanée des économies de cotisations : environ 24 Md€ pour les collectivités et 17 Md€ pour les hôpitaux dans le calibrage actuel. |
L’année 1 : distinguer équilibre annuel et trésorerie
| Année 1 PACTE | Md€ |
|---|---|
| Recettes nouvelles | +901,194 |
| Prélèvements anciens supprimés | −748,960 |
| Compensations, transferts et provisions | −148,508 |
| Impact net du périmètre PACTE | +3,726 |
Ce +3,726 Md€ ne transforme pas le budget français en excédent : il améliore seulement, sous les hypothèses centrales, le solde public de départ par rapport à une situation sans réforme. Le déficit hérité, la dette et les dépenses extérieures au périmètre restent présents.
Ce qui est fixé, ce qui est proposé, ce qui reste à démontrer
La crédibilité du projet dépend de la frontière entre conviction et preuve.
Une donnée observée, une reconstruction et un choix politique doivent rester identifiables comme tels. Une précision non démontrée affaiblit davantage le projet qu’une incertitude explicitement reconnue.
Tableau complet des statuts
| Élément | Statut actuel | Travail restant |
|---|---|---|
| Taux personnel 4,5 % | Choix politique | À confirmer après certification des assiettes. |
| TVA 24 % | Choix politique | Microsimulation de consommation et transmission des prix. |
| CG 15/23/36/43 % | Choix politique | Tester quotient, couples, indépendants et prestations. |
| Impôt excédent 42 % | Choix politique | Tester secteurs, groupes, international et optimisation. |
| Assiette excédent 719,79 Md€ | Sous audit | Reconstruction sur comptes nationaux et données entreprises. |
| Déduction capital 3,8 % | Choix politique | Définir juridiquement le capital productif net. |
| Déduction investissement 37 % | Choix politique | Écrire report/carry-back et anti-abus. |
| Retraite 40 annuités | Principe politique | Pénibilité désormais fixée politiquement à 40/39/38 annuités ; restent à microsimuler l’assiette exposée, les périodes assimilées et la transition. |
| Crédit pénibilité | Choix politique | 2,31 % du salaire exposé plafonné à 3 PASS par année reconnue ; financement miroir employeur, hors bouclage central jusqu’à microsimulation. |
| Droits directs 23,2 % | Paramètre de travail | Recalage sur microdonnées. |
| Réversion 3,2 % | Ordre de grandeur | Calibrer éligibilité, transition et dépense réelle. |
| Gestion 0,4 % | Provision de travail | Tester les coûts après unification et numérique. |
| Taux notionnel complet retraite 26,8 % | Somme de référence | 23,2 + 3,2 + 0,4 ; mesure un coût de droits, pas une cotisation ni une recette encaissée. |
| Revalorisation notionnelle | Règle proposée | Indexation sur l’assiette 0–3 PASS + mécanisme de balance. |
| Collectivités 24 Md€ | Sous audit | Certification des masses de paie publiques. |
| Hôpitaux 17 Md€ | Sous audit | Certification et traduction ONDAM/dotations. |
| Péréquation 6,66 Md€ | Résidu provisoire | Remplacer par une formule de besoins et capacités. |
| Fonds 50 Md€ | Plancher de test | Dimensionnement cible 80–90 Md€ à évaluer. |
Préparation séquencée, bascule financière unique
Les blocs peuvent être expertisés et votés séparément ; leurs effets financiers principaux doivent entrer en vigueur ensemble.
La suppression des prélèvements sociaux sur le travail oblige à répondre à deux questions qui ne peuvent pas être laissées hors champ : comment continuer à créer et financer les droits à retraite, et comment traiter les employeurs publics et les ressources territoriales.
| Étape / bloc | Ce qui peut être testé séparément | Dépendance à sécuriser |
|---|---|---|
| 1. Socle fiscal et entreprises | Assiette d’excédent, suppression des charges, TVA, CG et contribution personnelle. | Garantir le financement social et la neutralité du bouclage. |
| 2. Retraites | Compte notionnel, 40 annuités, revalorisation et balance. | Préserver les droits acquis et identifier les recettes affectées. |
| 3. Collectivités | Clés de partage, péréquation et autonomie locale. | Raccorder exactement les économies employeur publiques. |
| 4. Transition | Calendriers propres et coexistence temporaire. | Ne pas cumuler les gains avant application des contreparties. |
| 5. Convergence | Architecture complète après validation des raccords. | Publier une identité consolidée et un rapport contradictoire. |
Proposer une architecture, ouvrir une contradiction
PACTE 2027 n’a de valeur que s’il peut être testé, critiqué et amélioré.
La France ne manque pas seulement de taux, d’abattements ou de niches à modifier. Elle manque d’un débat sur l’architecture elle-même : quelles bases doivent financer quels droits, quelles recettes doivent suivre le cycle, comment protéger l’emploi sans fragiliser le financement collectif, comment donner de l’autonomie aux territoires sans recréer un empilement fiscal, et comment rendre la retraite à la fois lisible et soutenable.
Paramètres, contrôle macro et sources
Les chiffres de travail rassemblés en un seul endroit.
A. Paramètres centraux
| Paramètre | Valeur de travail |
|---|---|
| Contribution personnelle | 4,5 % |
| CG — seuils | 20 000 / 45 000 / 100 000 € |
| CG — taux | 15 / 23 / 36 / 43 % |
| TVA unique | 24 % |
| Prélèvement personnel sur le capital | 36 % |
| Compensation | 1 366,50 € / UC / an |
| Crédit enfant | 600 € / mineur / an |
| Impôt sur l’excédent | 42 % |
| Déduction capital net | 3,8 % |
| Déduction investissement neuf | 37 % |
| Retraite — droits directs | 23,2 % jusqu’à 3 PASS |
| Retraite — réversion | 3,2 % de référence |
| Retraite — gestion | 0,4 % de référence |
| Retraite — taux notionnel complet de référence | 26,8 % = 23,2 + 3,2 + 0,4 ; pas une recette encaissée |
| Retraite — revalorisation | Croissance de l’assiette nationale 0–3 PASS + mécanisme automatique de balance |
| IR actuel pour comparaisons | Barème 2026 revenus 2025 : 11 600 / 29 579 / 84 577 / 181 917 € |
| Retraite — ouverture | 40 annuités validées |
| Marge de transition centrale | +3,7264 Md€ — sanctuarisée jusqu’à certification des coûts de bascule |
B. Entreprises — contrôle macro 2024
| Aujourd’hui | Après PACTE | |
|---|---|---|
| D.121 employeurs | 237,294 Md€ | 17,534 Md€ |
| D.29 production | 86,061 Md€ | 21,961 Md€ |
| D.5 revenu/patrimoine | 80,073 Md€ | 22,673 Md€ |
| Nouvel impôt excédent | — | 302,3118 Md€ |
| Total | 403,428 Md€ | 364,4798 Md€ |
C. Sources institutionnelles principales
- INSEE — comptes nationaux, sociétés non financières, tableau 7.101.
- INSEE — comptes nationaux, sociétés financières, tableau 7.201.
- Service-Public.fr — SMIC.
- Urssaf — plafonds de la Sécurité sociale.
- DGFiP — barème 2026 sur les revenus 2025.
- FIPECO — impôts sur la production.
- Sénat — prélèvements sur les entreprises.
- Légifrance — loi de programmation des finances publiques 2023–2027.
- Unédic — financement et dépenses d’assurance chômage.
- France Stratégie — cotisations employeur et coût du travail.