Référentiel central PACTE 2027
Cette page est la source maîtresse d’une proposition de réflexion en construction sur une nouvelle architecture fiscale, sociale et territoriale. PACTE 2027 n’est pas présenté comme une réforme aboutie : chaque hypothèse est rendue visible afin de pouvoir être testée, discutée, corrigée ou abandonnée.
1. Règles d’utilisation
Toute mise à jour commence ici. Les pages publiques doivent indiquer l’identifiant du référentiel utilisé. Une donnée de droit positif reste soumise à sa source officielle ; un choix politique n’est jamais présenté comme une donnée observée.
Observé
Valeur publiée par une administration ou une institution identifiée, avec date de vérification.
Reconstruit
Valeur calculée à partir de sources publiques ou d’identités comptables reproductibles.
Choix politique
Taux, barème ou règle proposé par le projet. Il doit être évalué, pas présenté comme une prévision.
2. Paramètres externes de référence
Ces valeurs servent à reconstruire le système actuel dans les cas types. Leur millésime doit toujours être affiché.
| Paramètre | Valeur | Millésime | Statut | Source |
|---|---|---|---|---|
| SMIC brut mensuel | 1 867,02 € | 1er juin 2026 | Observé | Service-Public.fr |
| SMIC net mensuel indicatif | 1 477,93 € | 1er juin 2026 | Observé | Service-Public.fr |
| Plafond mensuel de la Sécurité sociale | 4 005 € | 2026 | Observé | Urssaf |
| Plafond annuel de la Sécurité sociale | 48 060 € | 2026 | Observé | Urssaf |
| PFU de référence | 31,4 % | depuis le 1er janvier 2026 | Observé | 12,8 % d’IR + 18,6 % de prélèvements sociaux |
| Barème IR — limites de tranches par part | 11 600 / 29 579 / 84 577 / 181 917 € | revenus 2025 déclarés en 2026 | Observé | DGFiP |
| Barème IR — taux | 0 / 11 / 30 / 41 / 45 % | revenus 2025 déclarés en 2026 | Observé | DGFiP |
Sources de contrôle : SMIC — Service-Public.fr ; plafond de la Sécurité sociale — Urssaf ; barème de l’impôt sur le revenu — DGFiP.
3. Inventaire zéro-base du périmètre entreprises
Le millésime 2024 est retenu. Le contrôle macroéconomique additionne, pour les sociétés financières et non financières, D.121, D.29 et D.5 dans les tableaux 7.101 et 7.201 de l’INSEE. Il produit 403,428 Md€. L’agrégat D.12 n’est plus utilisé ici car il comprend aussi D.122, les cotisations imputées. Le total de 424,50 Md€ établi par le Sénat pour 2025 reste un contrôle externe, pas une donnée du calcul 2024.
| Catégorie des comptes nationaux | Aujourd’hui | Après PACTE | Passage au projet |
|---|---|---|---|
| D.121 — cotisations sociales effectives employeurs, S.11 + S.12 | 237,294 | 17,534 | 219,760 remplacés dans le périmètre de la réforme ; reliquat conservé sous audit |
| D.29 — autres impôts sur la production, S.11 + S.12 | 86,061 | 21,961 | 64,100 supprimés ; raccord avec l’inventaire fiscal conservé |
| D.5 — impôts courants sur le revenu et le patrimoine, S.11 + S.12 | 80,073 | 22,673 | 57,400 d’IS retirés ; autres D.5 maintenus |
| Nouvel impôt sur l’excédent | — | 302,3118 | 719,79 × 42 % |
| Total macroéconomique | 403,428 | 364,4798 | Allègement central : 38,9482 |
| Ligne de raccord | Md€ | Statut |
|---|---|---|
| D.121 des sociétés (237,294) moins ligne patronale nette du périmètre de la réforme (219,760) | +17,534 | Conservé ; ventilation légal / volontaire / périmètre à documenter |
| D.5 (80,073) moins IS net retiré (57,400) | +22,673 | Conservé ; inventaire fiscal à produire |
| D.29 INSEE (86,061) moins inventaire FIPECO (86,800) | −0,739 | Raccord de sources et de classement |
| Total | +39,468 | 403,428 − 363,960 |
| Prélèvement | Produit | Décision PACTE | Bénéficiaire actuel |
|---|---|---|---|
| C3S | 5,30 | Supprimer | Assurance vieillesse |
| CVAE | 3,00 | Supprimer | État depuis 2023 |
| CFE | 8,70 | Supprimer et compenser | Bloc communal |
| TFPB et TEOM, part entreprises | 18,40 | Maintenir | Collectivités |
| Taxe sur les salaires | 17,22 | Supprimer | Protection sociale |
| Formation professionnelle et apprentissage | 11,80 | Supprimer et financer autrement | France compétences et opérateurs |
| Versement mobilité | 12,10 | Supprimer et compenser | AOM et Île-de-France Mobilités |
| Forfait social | 6,00 | Supprimer | Assurance vieillesse |
| Autres D.29 non détaillés | 4,30 | Maintenir jusqu’à inventaire | À identifier |
| Total | 86,80 | 64,10 supprimés ; 22,70 maintenus | Aucun agrégat hérité |
Sources et points de rapprochement : sociétés non financières — INSEE, tableau 7.101 ; sociétés financières — INSEE, tableau 7.201 ; impôts de production — FIPECO ; prélèvements sur les entreprises — Sénat ; distribution des revenus — DGFiP ; unités de consommation — Insee.
4. Architecture proposée
| Paramètre | Valeur | Statut ou calcul |
|---|---|---|
| Assiette de l’excédent taxable | 719,79 Md€ | À auditer |
| Taux sur l’excédent | 42 % | Choix politique |
| Déduction du capital net | 3,8 % | Choix politique |
| Déduction de l’investissement neuf | 37 % | Choix politique |
| Pénibilité — déductibilité du salaire exposé | 94,5 % | Choix politique — salaire normal 100 % ; correctif de base 5,5 % |
| Pénibilité — correctif fiscal potentiel | 2,31 % du salaire exposé | 5,5 % × 42 % ; hors bouclage central jusqu’à microsimulation de l’assiette |
| Base personnelle non financière | 1 684,00 Md€ | Reconstruit |
| Contribution personnelle | 4,5 % | Choix politique — taux public rond ; strict équilibre mécanique ≈4,28 % |
| Seuils annuels de la contribution générale | 20 000 / 45 000 / 100 000 € | Choix politique |
| Taux marginaux de contribution générale | 15 / 23 / 36 / 43 % | Choix politique |
| Prélèvement sur le capital personnel | 36 % | Choix politique |
| TVA unique | 24 % | Choix politique |
| Compensation annuelle par UC | 1 366,50 € | Choix politique |
| Crédit enfant | 600 € par mineur et par an | Forfait universel |
| Retraite — plafond d’acquisition des droits | 3 PASS = 144 180 €/an en 2026 | Paramètre de travail |
| Retraite — taux notionnel d’acquisition | 23,2 % | À recalibrer sur microdonnées |
| Retraite — coût de référence de la réversion | 3,2 % | Ordre de grandeur |
| Retraite — coût de gestion de référence | 0,4 % | Provision |
| Retraite — coût économique complet de référence | 26,8 % | 23,2 + 3,2 + 0,4 ; ce n’est pas une nouvelle cotisation de fiche de paie |
| Retraite — ouverture du droit | 40 annuités validées | Principe politique — ouvre la liquidation ; ne constitue pas un « taux plein » ni une pension garantie |
| Retraite — pénibilité | 10 ans exposés → 39 annuités ; 20 ans → 38 | Choix politique — 3 axes objectifs, aucun métier nommé, plafond 2 ans |
| Retraite — périodes protégées | 100 / 80 / 50 % selon situation | Barème politique retenu — coût budgétaire à microsimuler |
| Retraite — cumul activité / pension | Pension suspendue pendant l’activité professionnelle | Principe politique |
| Retraite — solidarité ciblée proposée | +1 point de CG au-delà de 100 000 € ≈ 0,976 Md€/an | Calcul mécanique ; hors bouclage tant que la dépense miroir n’est pas calibrée |
| Part excédent affectée aux territoires et mobilités | 2,8897317273 points | 20,80 ÷ 719,79 |
| Impôts de production maintenus | 22,70 Md€ | 18,40 + 4,30 |
| Sous-total juridique après réforme | 325,0118 Md€ | 302,3118 + 22,70 |
| Raccord macroéconomique maintenu | 39,4680 Md€ | 17,534 + 22,673 − 0,739 |
| Prélèvements entreprises après réforme, périmètre macroéconomique 2024 | 364,4798 Md€ | 325,0118 + 39,4680 |
| Écart entreprises sur le même périmètre | −38,9482 Md€ | 403,4280 − 364,4798 |
| Marge de transition centrale | +3,7264 Md€ | Marge de transition issue du taux public à 4,5 % ; sanctuarisée tant que les coûts de bascule ne sont pas certifiés |
| Énoncé | Condition | Conséquence si la condition manque |
|---|---|---|
| 1 € de salaire coûte 0,58 € après impôt | Excédent taxable positif suffisant pour utiliser immédiatement la déduction. | Le coût direct est de 1 € hors prélèvements résiduels ; l’avantage dépend d’un report légal éventuel. |
| 1 € de salaire exposé supporte un correctif potentiel de 2,31 c€ | Année d’exposition reconnue + excédent taxable positif suffisant. | Sans base suffisante, le correctif est reporté ; le droit du salarié ne dépend pas du résultat de l’employeur. |
| 1 € investi procure 0,1554 € d’économie | Base taxable suffisante ou déduction reportable. | Économie différée ou perdue selon les règles à adopter. |
| Impôt principal nul | Excédent taxable PACTE nul ou négatif selon la formule. | Un déficit comptable ne suffit pas à établir ce résultat. |
| Un secteur est gagnant | Comparaison complète des salaires, du capital, de l’investissement et des impôts actuellement acquittés. | Aucune qualification sectorielle générale ne peut être garantie. |
5. Droits sociaux et gouvernance
La suppression des cotisations sociales légales modifie le mode de financement ; elle ne vaut pas suppression des droits. Pour la retraite, le référentiel distingue désormais le taux notionnel qui crée les droits du mode juridique de financement. Les garanties ci-dessous sont des conditions de mise en œuvre.
| Domaine | Règle de principe | État du travail |
|---|---|---|
| Droits acquis | Maintien intégral des droits à retraite, chômage, santé et prestations déjà constitués. | Principe politique |
| Droits futurs — retraite | Compte notionnel crédité à hauteur de 23,2 % du revenu professionnel déclaré jusqu’à 3 PASS ; taux d’acquisition comptable, non cotisation individualisée. | Calibrage à confirmer |
| Revalorisation du compte retraite | En euros courants : indexation sur la croissance de l’assiette nationale des revenus professionnels déclarés entre 0 et 3 PASS ; en euros constants : croissance réelle de cette même assiette. Le même taux r est utilisé dans le diviseur de liquidation. | Règle proposée — indice statistique à définir juridiquement |
| Mécanisme automatique de balance | Réserve en premier ressort ; si le déséquilibre structurel persiste, coefficient de balance sur la revalorisation des comptes. Le régime vise l’équilibre actuariel de long terme, sans garantir l’absence de déficit de caisse temporaire. Une règle sur l’indexation des pensions déjà liquidées est nécessaire si un déséquilibre structurel persiste. | Formule, seuils et plancher petites pensions à backtester |
| Répartition du risque | Avant liquidation : revalorisation des comptes notionnels potentiellement ralentie par la balance. À la liquidation : longévité générationnelle intégrée au diviseur. Après liquidation : indexation sur les prix dans la règle de travail ; toute correction exceptionnelle doit être explicite, légale et protéger les petites pensions. | Principe de transparence retenu — formule juridique à écrire |
| Espérance de vie | Table générationnelle projetée à l’année de liquidation, et non table 2025 figée. La règle des 40 annuités corrige déjà partiellement la mortalité différentielle en ouvrant plus tôt le droit aux carrières commencées tôt ; elle ne l’annule pas. Le diviseur reste commun à la génération afin de mutualiser le risque de longévité ; le résidu social doit être traité par pénibilité / solidarité plutôt que par des tables de mortalité professionnelles. | Table officielle + calibrage pénibilité à choisir |
| Pénibilité | Trois axes seulement : contraintes physiques marquées ; environnement agressif ; rythmes de travail contraints. Au moins un seuil franchi = 1 année exposée, sans cumul. 10 ans → durée requise 39 ans ; 20 ans → 38 ans ; plafond 2 ans. Aucun métier n’est nommé. Chaque année reconnue crédite en plus 2,31 % du salaire exposé plafonné à 3 PASS. | Choix politique retenu — seuils réglementaires et assiette exposée à auditer |
| Périodes non travaillées | Barème politique protégé : maternité/adoption/second parent 100 % du revenu de référence ; maladie 100 % pendant 12 mois puis 80 % ; invalidité 80 % ; chômage indemnisé 80 % ; chômage non indemnisé après épuisement : validation seule pendant 12 mois par épisode ; congé parental et proche aidant : 50 % du SMIC selon plafonds de durée. | Choix politique retenu — coût à microsimuler |
| Réversion | Assurance conjugale collective distincte du compte individuel ; coût de référence ≈3,2 % de l’assiette plafonnée. | Règles d’éligibilité à arbitrer |
| Pension après liquidation | Indexation sur les prix dans le modèle de travail ; mécanisme d’équilibre à définir en cas d’écart durable de financement. | À rédiger |
| Activité après ouverture du droit | Toute activité professionnelle rémunérée suspend le versement de la pension ; les droits continuent de s’accumuler et la pension est recalculée à la cessation suivante. | Principe politique |
| Financement des branches | Recettes affectées identifiables, plancher indexé, réserve et mécanisme automatique de correction. | À chiffrer |
| Gouvernance | Rôle explicite du Parlement, des caisses et des partenaires sociaux malgré la fiscalisation. | À arbitrer |
| Transition | Option recommandée : convertir les droits acquis des actifs en capital notionnel d’ouverture de valeur actuarielle équivalente ; pensions déjà liquidées inchangées ; nouveaux droits immédiatement notionnels. | À microsimuler et sécuriser juridiquement |
| Situation | Base protégée | Durée / condition | Statut |
|---|---|---|---|
| Maternité, adoption, congé du second parent | 100 % du revenu de référence | Durée légale ou conventionnelle indemnisée | Retenu |
| Maladie / AT-MP | 100 % puis 80 % | 100 % pendant 12 mois continus ; 80 % ensuite en maladie longue | Retenu |
| Invalidité / handicap empêchant l’activité | 80 % du revenu de référence | Jusqu’à reprise ou liquidation | Retenu |
| Chômage involontaire indemnisé | 80 % du revenu de référence | Pendant la durée des droits à indemnisation | Retenu |
| Chômage non indemnisé après épuisement | 0 % | Validation de durée seulement, 12 mois maximum par épisode, inscription comme demandeur d’emploi | Retenu |
| Congé parental | 50 % du SMIC | 24 mois maximum par enfant | Retenu |
| Proche aidant | 50 % du SMIC | 24 mois maximum sur la carrière | Retenu |
| Indicateur | Valeur de travail | Statut / lecture |
|---|---|---|
| Dépenses brutes de retraite observées 2025 | 422,0 Md€ | COR 2026 |
| Déficit projeté du système actuel 2026 | ≈ −5,0 Md€ | COR 2026 — hors produits et charges financiers |
| Déficit projeté du système actuel 2070 | −2,4 % du PIB | COR 2026 — scénario de référence |
| Assiette professionnelle PACTE 0–3 PASS | 1 236 Md€ | Reconstruction sous audit |
| Flux économique de droits directs | 286,752 Md€ | 1 236 × 23,2 % |
| Réversion de référence | 39,552 Md€ | 1 236 × 3,2 % |
| Gestion de référence | 4,944 Md€ | 1 236 × 0,4 % |
| Flux associé au taux notionnel complet de référence | 331,248 Md€ | 1 236 × 26,8 % — mesure un coût de droits ; ne vaut ni recette encaissée ni dépense de caisse |
| Écart avec les dépenses 2025 | 90,752 Md€ | Besoin de transition / solidarité / périmètres à décomposer ; pas une économie immédiate |
| Part du stock sous nouvelle formule après 10 ans — bascule lente | ≈ 6 % | Illustration 40 ans de carrière / 22–25 ans de renouvellement du stock |
| Part du stock sous nouvelle formule après 10 ans — conversion d’ouverture | ≈ 40–45 % | Option de transition recommandée — ordre de grandeur, non prévision |
6. Financement des collectivités et récupération des cotisations employeur publiques
Le financement territorial est désormais raccordé à l’identité centrale. La neutralité se mesure sur les moyens après charges : supprimer les cotisations employeur des collectivités réduit leurs dépenses d’environ 24 Md€ dans le calibrage de travail ; la nouvelle enveloppe de ressources est donc diminuée du même montant.
| Bloc | Aujourd’hui | Après réforme |
|---|---|---|
| Ressources territoriales du périmètre réorganisé | 100,91 | 76,91 |
| Cotisations employeur territoriales | −24,00 | 0,00 |
| Moyens nets comparables | 76,91 | 76,91 |
| Ressource | Md€ | Convention |
|---|---|---|
| Contribution générale territorialisée nette | 26,748825 | 7,9062397 % du produit net de CG estimé à 338,3255 Md€ |
| Quote-part territoriale de TVA (TVA-T) | 22,70 | À ne pas confondre avec les 22,70 Md€ d’impôts de production maintenus |
| Part de l’impôt sur l’excédent | 20,80 | 8,70 CFE + 12,10 versement mobilité |
| Enveloppe de péréquation provisoire | 6,661175 | Résidu de fermeture ; à recalibrer sur microdonnées locales |
| Total | 76,91 | 26,748825 + 22,70 + 20,80 + 6,661175 |
| Employeur public | Md€ | Traitement retenu |
|---|---|---|
| État | 26,00 | Transfert interne directement consolidé. |
| Collectivités | 24,00 | Récupérés par réduction de l’enveloppe territoriale brute de 100,91 à 76,91 Md€ ; pas de baisse supplémentaire de DGF à supposer. |
| Hôpitaux | 17,00 | Récupération à inscrire dans l’ONDAM / les dotations hospitalières à hauteur de l’économie de cotisations constatée. |
| Total | 67,00 | Condition explicite du bouclage central |
7. Conventions ménages et incidence sur les prix
| Foyer type | UC | Compensation UC | Crédit enfant | Total annuel |
|---|---|---|---|---|
| Personne seule | 1,0 | 1 366,50 € | — | 1 366,50 € |
| Couple | 1,5 | 2 049,75 € | — | 2 049,75 € |
| Parent seul avec deux enfants de moins de 14 ans | 1,6 | 2 186,40 € | 1 200,00 € | 3 386,40 € |
| Couple avec deux enfants de moins de 14 ans | 2,1 | 2 869,65 € | 1 200,00 € | 4 069,65 € |
| Ligne mensuelle | Valeur du moteur | Valeur affichée | Convention |
|---|---|---|---|
| Salaire brut | 1 867,0200 € | 1 867,02 € | Valeur d’entrée |
| Contribution personnelle | −84,0159 € | −84,02 € | 4,5 % du brut |
| Contribution générale | −296,0813 € | −296,08 € | Barème annuel puis conversion mensuelle |
| Compensation | +113,8750 € | +113,88 € | 1 366,50 € ÷ 12 |
| Revenu disponible nominal | 1 600,7978 € | ≈1 600 80 € | Étape intermédiaire ; la page publique privilégie les euros constants, |
| Pouvoir d’achat en euros constants | 1 512,80 € | ≈1 512 80 € | Revenu disponible nominal ÷ 1 0581664 ; gain ≈+2 36 % vs 1 477 93 €, |
| Salaire brut mensuel de chaque conjoint | Brut mensuel du foyer | Couple sans enfant | Couple avec deux enfants |
|---|---|---|---|
| 1 867,02 € + 1 867,02 € | 3 734,04 € | +0,81 % | +5,92 % |
| 2 500 € + 2 500 € | 5 000 € | +1,01 % | +1,02 % |
| 4 000 € + 4 000 € | 8 000 € | −2,61 % | −4,69 % |
| 6 000 € + 6 000 € | 12 000 € | −5,56 % | −7,07 % |
| 8 000 € + 8 000 € | 16 000 € | −7,48 % | −8,61 % |
| Achat illustratif | Prix actuel | TVA actuelle | Nouveau prix TTC | Hausse | Calcul |
|---|---|---|---|---|---|
| Baguette de pain | 1,00 € | 5,5 % | 1,1754 € ≈ 1,18 € | +0,18 € · +17,54 % | 1,00 × 1,24 ÷ 1,055 |
| Panier de produits alimentaires éligibles au taux réduit | 100,00 € | 5,5 % | 117,5355 € ≈ 117,54 € | +17,54 € · +17,54 % | 100,00 × 1,24 ÷ 1,055 |
| Repas au restaurant, hors alcool | 30,00 € | 10 % | 33,8182 € ≈ 33,82 € | +3,82 € · +12,73 % | 30,00 × 1,24 ÷ 1,10 |
| Place de cinéma | 12,00 € | 10 % | 13,5273 € ≈ 13,53 € | +1,53 € · +12,73 % | 12,00 × 1,24 ÷ 1,10 |
| Plein de carburant | 80,00 € | 20 % | 82,6667 € ≈ 82,67 € | +2,67 € · +3,33 % | 80,00 × 1,24 ÷ 1,20 |
| Appareil électroménager | 500,00 € | 20 % | 516,6667 € ≈ 516,67 € | +16,67 € · +3,33 % | 500,00 × 1,24 ÷ 1,20 |
| Médicament remboursable | 10,00 € | 2,1 % | 12,1450 € ≈ 12,14 € | +2,14 € · +21,45 % | 10,00 × 1,24 ÷ 1,021 |
8. Bouclage direct du périmètre de la réforme
Le taux personnel public est fixé à 4,5 %. Le strict taux mécanique d’équilibre reste proche de 4,28 % ; l’écart crée une marge de transition centrale. Cette marge est propre au périmètre de la réforme et ne vaut pas excédent du budget de la France.
| Bloc | Montant | Décomposition |
|---|---|---|
| Prélèvements remplacés | 748,9600 | 141,24 + 286,76 − 67,00 + 64,10 + 90,70 + 154,00 + 7,90 + 13,86 + 57,40 |
| Recettes nouvelles avant provisions | 901,1939 | 118,2450 + 66,5316 + 302,3118 + 349,4048 − 11,0793 + 75,7800 |
| Provisions et transferts | 148,5075 | 14,1894 + 30,2312 + 2,2300 + 12,0000 + 2,8690 + 4,7963 + 68,8716 + 8,2200 + 5,1000 |
| Marge de transition centrale | +3,7264 | 901,1939 − 748,9600 − 148,5075 |
| Étape | Md€ | Calcul |
|---|---|---|
| Prélèvements à remplacer | 748,9600 | Inventaire du système actuel |
| Provisions et transferts | +148,5075 | Hypothèses centrales explicites |
| Besoin brut pour strict équilibre | 897,4675 | 748,9600 + 148,5075 |
| Recettes nouvelles hors contribution personnelle | −825,4139 | 118,2450 + 66,5316 + 302,3118 + 349,4048 − 11,0793 |
| Produit personnel minimal pour équilibre | 72,0536 | 897,4675 − 825,4139 |
| Produit personnel retenu | 75,7800 | 1 684 × 4,5 % |
| Taux technique minimal | ≈4,28 % | 72,0536098351 ÷ 1 684 |
| Taux public retenu | 4,5 % | Choix politique ; marge ≈+3,73 Md€ |
| Décote de rendement | Provision TVA | Provision excédent | Total des deux | Marge / solde du périmètre |
|---|---|---|---|---|
| 5 % / 5 % | 5,9123 | 15,1156 | 21,0278 | +27,1191 |
| 10 % / 10 % | 11,8245 | 30,2312 | 42,0557 | +6,0913 |
| Central : 12 % TVA / 10 % excédent | 14,1894 | 30,2312 | 44,4206 | 3,7264 |
| 15 % / 15 % | 17,7368 | 45,3468 | 63,0835 | −14,9365 |
| 20 % / 20 % | 23,6490 | 60,4624 | 84,1114 | −35,9644 |
9. Cycle économique — calibrage historique
Le calibrage historique transforme le laboratoire de recettes en stress-test budgétaire complet de travail. Les paramètres ne sont pas une nouvelle estimation économétrique propre à PACTE : ils s'appuient d'abord sur les élasticités françaises officielles utilisées pour le solde structurel, calibrées par l'OCDE sur 2008–2017, puis sur des contrôles historiques 2009 et 2020. La distinction entre choc conjoncturel et déficit structurel reste inchangée.
Par point d'écart de production
Calibrage central PACTE : environ 15,86 Md€ de recettes perdues et 1,36 Md€ de prestations supplémentaires.
Plancher de test
La réserve de laboratoire couvre environ 2,9 points d'écart de production. Une cible de 80–90 Md€ doit être testée, pas décrétée.
Pendant la récession
Le fonds puis le déficit temporaire absorbent le choc. La contribution personnelle n'est corrigée qu'après déficit structurel persistant deux exercices.
| Bloc | Élasticité retenue | Construction | Fourchette de stress |
|---|---|---|---|
| TVA | 1,00 | Coefficient officiel « autres prélèvements obligatoires ». | 0,8–1,2 |
| Revenus — CG + contribution personnelle | 1,635 | Moyenne pondérée : CG à 1,86 et contribution personnelle à 0,63. | 1,2–2,0 |
| Excédent des entreprises | 2,70 | Proche de l'élasticité officielle de l'IS à 2,76, arrondie par prudence. | 1,8–3,6 |
| Revenus du capital | 1,10 | Calibrage historique de travail ; volatilité élevée mais non assimilée intégralement à l'IS. | 0,8–2,0 |
| Dépenses de chômage | −3,23 | Coefficient officiel français à l'écart de production. | −2 à −6 |
| Recette nette | Base Md€ | Élasticité | Perte / point |
|---|---|---|---|
| TVA additionnelle nette | 104,0556 | 1,00 | 1,041 |
| Contribution générale nette | 338,3255 | 1,86 | 6,293 |
| Contribution personnelle | 75,7800 | 0,63 | 0,477 |
| Impôt sur l'excédent net | 272,0806 | 2,70 | 7,346 |
| Capital net | 64,3016 | 1,10 | 0,707 |
| Total recettes | — | — | 15,86 |
| Dépense | Calibrage par point | Base et statut |
|---|---|---|
| Assurance chômage | +1,16 Md€ | 35,9 Md€ d'allocations 2024 × 3,23 %. Source : Unédic. |
| RSA, prime d'activité, logement et autres prestations cycliques | +0,20 Md€ | Provision historique de travail ; à confirmer par microsimulation prestations. |
| Total social normal | +1,36 Md€ | Calibrage central ; fourchette de stress 0,9–2,4 Md€/point. |
| Crise exceptionnelle type 2020 | ≈+4,62 Md€/point | Stress haut incluant activité partielle et aides exceptionnelles ; ne constitue pas un stabilisateur automatique normal. En 2020 les prestations en espèces ont augmenté de 49,6 Md€, dont 27,6 Md€ d'activité partielle et 4,2 Md€ de chômage. Source : Insee. |
| Écart de production | Perte recettes | Surcoût social | Dégradation totale | Résiduel après fonds de 50 Md€ |
|---|---|---|---|---|
| −2 % | −31,73 | −2,72 | −34,45 | 0,00 |
| −5 % | −79,32 | −6,80 | −86,12 | −36,12 |
| −10 % | −158,64 | −13,60 | −172,24 | −122,24 |
| Écart de production | Système actuel | PACTE | Écart |
|---|---|---|---|
| −2 % | −21,42 | −34,45 | −13,03 |
| −5 % | −53,55 | −86,12 | −32,57 |
| −10 % | −107,10 | −172,24 | −65,14 |
10. Emploi — amortisseur de second tour
Le module emploi ajoute la pièce qui manquait au stress-test : une réforme qui réduit fortement le coût marginal du travail peut préserver davantage d’emplois pendant un ralentissement. Ce mécanisme est économiquement plausible mais son amplitude n’est pas encore identifiée causalement pour PACTE. Le référentiel publie donc une sensibilité en trois scénarios et refuse de transformer le scénario central en prévision.
Chômeurs supplémentaires / point
Ordre de grandeur historique : loi d’Okun France 1998–2019, β = −0,340, appliquée à 31,834 millions d’actifs en 2025. Il s’agit d’un point de croissance annuelle en moins, et non mécaniquement d’un point d’écart de production du stress cyclique.
Élasticité emploi / coût
La DG Trésor retient une élasticité moyenne de la demande de travail au coût proche de −0,5, plus forte aux bas salaires ; les travaux récents testent couramment −0,6 à −0,9 au voisinage du Smic.
Cotisations employeur 2024
Le taux effectif est déjà très faible au Smic mais monte fortement avec le salaire. La suppression PACTE ne procure donc pas le même choc de coût à tous les salariés.
| Niveau de salaire | Taux employeur actuel | Baisse mécanique du coût employeur si taux → 0 | Lecture |
|---|---|---|---|
| 1,0 Smic | 6,9 % | ≈6,5 % | Allègements généraux déjà très importants. |
| ≈1,2 Smic | ≈22 % | ≈18 % | Lecture graphique ; ordre de grandeur. |
| ≈1,6 Smic | ≈39 % | ≈28 % | Le taux rejoint presque son plateau. |
| ≈2,5 Smic | ≈45 % | ≈31 % | Fin du bandeau maladie autour de ce seuil. |
| ≈3,5 Smic et + | ≈47 % | ≈32 % | Ordre de grandeur du plateau supérieur. |
Source du profil 2024 : Bozio–Wasmer / France Stratégie, graphique 1.6, source Dares. Ces taux sont illustratifs d’une entreprise de plus de 50 salariés située à Paris et ne remplacent pas une microsimulation DSN.
| Scénario | Rétention | Emplois préservés / point de croissance manquante | Sur un choc de −5 points | Salaires bruts préservés / an | Allocations chômage évitées / an* |
|---|---|---|---|---|---|
| Prudent | 15 % | ≈16 200 | ≈81 200 | ≈3,51 Md€ | ≈1,10 Md€ |
| Central de sensibilité | 30 % | ≈32 500 | ≈162 400 | ≈7,02 Md€ | ≈2,20 Md€ |
| Haut | 45 % | ≈48 700 | ≈243 500 | ≈10,53 Md€ | ≈3,30 Md€ |
*Équivalent « chômage complet pendant douze mois », valorisé à 1 129 € nets par mois, niveau moyen des allocataires ne travaillant pas au 4e trimestre 2024. Ce n’est pas le coût moyen d’un licenciement réel, car la durée d’indemnisation et l’activité réduite varient.
Sources : Insee — loi d’Okun France 1998–2019 ; Insee — 31,834 millions d’actifs en 2025 ; DG Trésor — Matis ; Unédic — allocation moyenne.
11. Boucles macroéconomiques — amortisseurs et amplificateurs
Le référentiel complète le stress budgétaire par une cartographie des effets de second et troisième tour. La règle est stricte : un canal documenté n'est pas automatiquement transformé en recette ou en PIB. Seuls les mécanismes mécaniques ou déjà quantifiés gardent une valeur numérique ; les autres restent directionnels jusqu'à estimation causale française.
Cartographiés
Emploi, trésorerie, défaillances, crédit, investissement, prix, commerce extérieur, collectivités, retraites et dette souveraine.
De preuve
Mécanique, empirique directionnelle ou sous audit. Les niveaux ne doivent pas être confondus.
Principe
Un emploi préservé ne peut être compté une fois via le chômage évité puis une seconde fois dans un multiplicateur global non décomposé.
| Canal | Bas de cycle | Haut de cycle | Statut / garde-fou |
|---|---|---|---|
| Coût employeur | 🟢 Seuil de rentabilité de l'emploi plus bas ; moins d'incitation à licencier. | 🟠 Peut soutenir emploi et salaires mais aussi tendre le marché du travail. | Mécanique ; effet hétérogène car les allègements actuels sont déjà élevés au Smic. |
| Impôt sur l'excédent à 42 % | 🟢 L'impôt chute rapidement avec les marges ; trésorerie privée préservée. | 🟢 Les recettes montent rapidement et doivent remplir le fonds. | Mécanique ; plancher à zéro en crise profonde. |
| Déduction fixe de capital 3,8 % | 🟢 Peut pousser plus vite la base taxable vers zéro quand l'excédent baisse. | 🟠 Son poids relatif diminue quand les profits montent. | Mécanique selon assiette finale. |
| Déduction investissement 37 % | 🔴 Potentiellement procyclique si inutilisable faute de base taxable. | 🟢 Très utilisable lorsque les profits sont élevés. | À corriger par report revalorisé / carry-back ; aucune remboursabilité n'est adoptée à ce stade. |
| Trésorerie / BFR | 🟢 Moins de prélèvements fixes réduit la concurrence entre BFR et investissement. | 🟠 Effet moins décisif lorsque la liquidité est abondante. | Empirique directionnel — Banque de France WP 731. |
| Crédit interentreprises | 🟢 Plus de cash réduit le risque de défaut en chaîne fournisseurs/clients. | 🟠 Moins critique. | Empirique : pendant le Covid, +1 écart-type de position nette de crédit interentreprises était associé à +10 % de probabilité de défaut, jusqu'à +30 % dans le commerce de détail. |
| Défaillances d'entreprises | 🟢 Moins de défauts possibles si trésorerie et coût du travail sont mieux absorbés. | 🟠 Risque inverse de maintien d'entreprises peu productives si les protections deviennent permanentes. | Direction documentée ; élasticité PACTE non estimée. |
| Défaillances → banques → crédit | 🟢 Moins de défauts peut réduire les pertes bancaires et le durcissement du crédit. | 🟠 Le canal est faible si bilans bancaires très solides. | Empirique directionnel — Banque de France WP 944 et enquêtes BLS/SAFE. |
| Accès au crédit après faillite | 🟢 Éviter une faillite évite aussi une pénalité de crédit future. | — | France : retrait d'un signal de faillite → +1,7 % de crédit bancaire et +2 points de probabilité d'une nouvelle relation bancaire. |
| Investissement via cash-flow | 🟢 La liquidité préservée peut empêcher l'annulation de projets rentables. | 🟢 Les marges élevées financent davantage d'investissement. | Empirique directionnel ; pas de coefficient agrégé retenu. |
| Emploi → revenu → consommation | 🟢 Emploi conservé = salaire et demande préservés. | 🟠 Peut renforcer une surchauffe si le marché du travail est déjà tendu. | Le module emploi quantifie l'emploi ; le référentiel ajoute seulement des proxys de circulation monétaire. |
| Contribution personnelle | 🟢 Baisse avec les revenus ; soutient le revenu disponible. | 🟢 Hausse automatiquement avec la masse de revenus. | Mécanique. |
| Contribution générale progressive | 🟢 Progressivité = stabilisateur automatique des ménages. | 🟢 Capte davantage de revenus en haut de cycle. | Mécanique ; dépend du foyer et des UC. |
| TVA à 24 % | 🟠 Base plus stable que les bénéfices, mais prélèvement sur la consommation même quand les revenus chutent. | 🟢 Forte recette quand consommation et importations accélèrent. | Effet net dépend de l'épargne, des prix et de la compensation. |
| Compensation UC / crédit enfant | 🟢 Montant nominal fixe : poids relatif plus élevé lorsque les revenus reculent. | 🟠 Poids relatif plus faible lorsque les revenus montent. | Mécanique ; indexation à définir. |
| Prix — répercussion baisse de coût | 🟢 Une partie de la baisse du coût du travail peut modérer les prix et soutenir la demande. | 🟠 Peut plutôt alimenter marges ou salaires. | CICE : effets prix sectoriels observés, pas de coefficient agrégé robuste. |
| SMIC / boucle prix-salaires | 🟠 Peu active en récession désinflationniste. | 🔴 Au lancement ou en choc inflationniste, +2 % d'IPC depuis la dernière référence déclenche une revalorisation automatique du Smic. | Droit positif ; important pour la transition TVA. |
| Incidence salariale à moyen terme | 🟠 Une hausse durable des salaires peut réduire le coussin de coût disponible lors de la prochaine crise. | 🟢 Redistribue une partie du gain aux salariés. | Sous audit ; partage salaires/prix/marges non figé. |
| Dévaluation fiscale / export | 🟢 Baisse du coût employeur + TVA de destination peut soutenir compétitivité et activité. | 🟠 Effet réel surtout transitoire si les salaires s'ajustent. | Benchmark FMI/OCDE ; non injecté dans le budget central. |
| Importations | 🟢 La TVA de destination taxe aussi les importations et réduit une partie de la fuite de demande. | 🟢 Les importations dynamiques contribuent aux recettes. | Mécanique TVA, impact macro net sous audit. |
| Tourisme en France | 🔴 Une TVA élevée peut peser sur les services consommés physiquement en France. | 🟠 Recettes supérieures mais risque de compétitivité-prix. | Sectoriel ; à modéliser séparément. |
| Collectivités | 🟢 Lissage sur trois ans évite une coupe immédiate des investissements locaux. | 🟢 Les bonnes années reconstruisent la moyenne. | Choix stabilisation/R9 ; nécessite réserve de trésorerie de l'État. |
| Hôpitaux / employeurs publics | 🔴 Une récupération trop rigide des économies de cotisations peut priver le service public de coussin en crise. | 🟢 Économie structurelle de coût employeur. | 17 Md€ hôpitaux et 24 Md€ collectivités restent sous audit de mise en œuvre. |
| Pensions liquidées | 🟢 Indexation prix soutient une demande relativement stable. | 🟠 Dépense rigide face à des recettes plus cycliques. | Mécanique du modèle retraite proposé. |
| Droits retraite des actifs | 🟢 Crédits de solidarité peuvent éviter une perte de droits pendant chômage/maladie. | 🟠 La revalorisation des comptes suit l'assiette soutenable. | Règles encore à calibrer. |
| Automatisation / substitution capital-travail | 🟢 Travail moins cher peut limiter les substitutions défensives en crise. | 🔴 Peut ralentir certains investissements de productivité si le biais travail domine. | Ambigu ; la déduction investissement vise à compenser. |
| Réallocation productive | 🟢 Conserver salariés et savoir-faire évite coûts de séparation/recrutement. | 🔴 Trop de protection peut maintenir des unités non viables. | Ambigu ; mécanismes d'insolvabilité doivent rester opérants. |
| Instrument de crise « baisse de charges » | 🔴 Il disparaît : les charges sont déjà à zéro. | — | Il faut des instruments de remplacement : fonds, activité partielle, carry-back ou crédit temporaire. |
| Fonds de stabilisation | 🟢 Décaisse quand les recettes cycliques chutent. | 🟢 Capte les surplus et interdit leur transformation en dépenses permanentes. | Condition de soutenabilité du projet. |
| Dette souveraine → banques | 🔴 Si fonds épuisé et prime souveraine en hausse : boucle taux → banques → crédit → entreprises. | 🟢 Haut de cycle permet au contraire de réduire dette/fonds. | Risque systémique externe ; Banque de France 2026. |
Sources : Banque de France — BFR et investissement ; Banque de France — crédit interentreprises ; Banque de France — faillite et crédit ; Banque de France — défauts et banques ; FMI — dévaluation fiscale ; Insee — CICE et prix ; Service-Public — indexation du Smic.
12. Mise en œuvre — le jour 1 et l’année 1
Principe retenu : préparation progressive, bascule fiscale unique. Aucun prélèvement existant n’est supprimé avant que les recettes de remplacement, les compensations, le recouvrement et les transferts publics puissent entrer simultanément en vigueur.
| Moment | Règle | Contrôle |
|---|---|---|
| N−1 | 12 mois de calcul à blanc : paie PACTE, CG, contribution personnelle, impôt sur l’excédent pro forma, dotations territoriales, économies employeurs publics et conversion notionnelle des droits. | Aucun prélèvement réel n’est supprimé. |
| 31 décembre N−1 | Décision GO / NO GO. | Certification indépendante du bouclage annuel, de la trésorerie mensuelle, des SI, des compensations et des transferts. |
| 1er janvier N | Bascule simultanée des prélèvements remplacés, de la contribution personnelle, de la CG, de la TVA à 24 %, de la fiscalité du capital, des compensations et des transferts publics. | Aucun décalage de plusieurs mois entre hausse de TVA et compensation ménages. |
| Année N | Impôt sur l’excédent versé par acomptes, initialement fondés sur le pro forma N−1 ; régularisation après clôture sur le résultat réel N. | Modulation et cas de pertes à écrire juridiquement. |
| N+1 | Régularisation entreprises et audit public complet de l’année 1. | Publication des écarts de rendement, coûts de transition et corrections proposées. |
| Bloc | Montant |
|---|---|
| Recettes nouvelles | +901,1939 |
| Prélèvements remplacés | −748,9600 |
| Compensations, transferts et provisions | −148,5075 |
| Impact net du périmètre PACTE | +3,7264 |
| Bloc | Économie de cotisations | Règle d’année 1 |
|---|---|---|
| État | 26,00 | Consolidation interne. |
| Collectivités | 24,00 | Récupération simultanée via l’enveloppe territoriale nette de 76,91 Md€ ; ancienne clé de répartition garantie temporairement sur cette enveloppe nette, pas sur l’ancien brut de 100,91 Md€. |
| Hôpitaux | 17,00 | Recalibrage simultané ONDAM / dotations pour neutraliser l’économie de cotisations. |
| Total | 67,00 | Condition du bouclage de l’année 1. |
13. Paramètres qui restent sous audit
| Paramètre | Valeur centrale | Test critique |
|---|---|---|
| Assiette de l’excédent | 719,79 | Reconstruction depuis les comptes nationaux et les données d’entreprises. |
| Coût du quotient conjugal | 11,0793 | Microsimulation sur déclarations individuelles ; chaque milliard d’écart modifie le solde d’un milliard. |
| Rendement additionnel de TVA | 118,2450 | Recalcul direct sur données DGFiP par taux, exonération et secteur. |
| Raccord D.121 / ligne patronale du périmètre de la réforme | 17,534 | Ventiler les cotisations légales remplacées, les contributions volontaires et les différences de périmètre. |
| Autres impôts D.5 que l’IS | 22,673 | Identifier les prélèvements composant le solde et confirmer leur maintien. |
| Raccord D.29 INSEE / inventaire fiscal | −0,739 | Rapprocher classifications, révisions et secteurs couverts avant de figer le résiduel de 21,961. |
| Autres impôts D.29 | 4,30 | Identification taxe par taxe et bénéficiaire avant toute décision. |
| Effet-prix | 5,81664 % | Répercussion, structure de consommation et indexations publiques. |
| Comportements TVA / excédent | 12 % / 10 % | Estimation économétrique et tests sectoriels ; stress-test publié de 5 % à 20 %. |
| Retraite — assiette professionnelle 0–3 PASS | ≈1 236 Md€ | Reconstruction sur microdonnées salariés, indépendants et agricoles ; fourchette de travail 1 220–1 250 Md€. |
| Retraite — taux notionnel d’acquisition | 23,2 % | Recalage sur la composante contributive des droits directs, la transition et les données individuelles. |
| Retraite — réversion / gestion | 3,2 % / 0,4 % | Valider les dépenses couvertes, les économies d’unification et la règle de réversion. |
| Retraite — revalorisation / diviseur | Même taux r | Règle proposée : croissance de l’assiette nationale 0–3 PASS sur les deux jambes. À définir : série statistique officielle, fréquence, lissage et mécanisme de balance. |
| Retraite — mortalité générationnelle | Projection dynamique | Table complète âge × génération ; mesurer la correction déjà apportée par les 40 annuités aux carrières précoces, puis calibrer le résidu de mortalité sociale via pénibilité / solidarité. Pas de diviseur distinct par profession dans l’architecture centrale. |
| Retraite — solidarité ciblée | +1 pt CG ≈0,976 Md€ | Micro-simuler les crédits bas salaires et périodes non travaillées ; ne pas intégrer la recette au solde sans dépense miroir. |
| Retraite — transition | Non chiffrée | Valoriser les droits historiques, la coexistence des régimes et le calendrier de bascule. |
| Économie cotisations employeur collectivités | 24,00 | À certifier par DSN et à ventiler entre bloc communal, départements et régions. |
| Économie cotisations employeur hôpitaux | 17,00 | À certifier et à traduire dans l’ONDAM / les dotations hospitalières sans dégrader l’offre de soins. |
| Péréquation territoriale | 6,661175 | Résidu de fermeture provisoire ; calibration à refaire sur les besoins et charges réels. |
| Droits sociaux et gouvernance | Non rédigés | Garanties opposables, affectation des recettes, acquisition des droits et transition. |
| Millésimes sociaux et personnels | 2023–2024 à harmoniser | Cotisations, IR, CSG et CRDS à reconstruire sur une même année de référence. |
| Incidence économique | Non chiffrée | Partage entre salaires, prix, emploi, investissement, dette et marges. |
| Stabilisation — cible du fonds | 50 Md€ plancher ; 80–90 Md€ à tester | Le calibrage cyclique indique 17,22 Md€ de dégradation par point d’écart de production ; la cible finale reste à arrêter après backtests complets. |
| Stabilisation — élasticités macro | 1,00 / 1,635 / 2,70 / 1,10 | Calibrage historique fondé sur LPFP/OCDE ; estimation PACTE spécifique à confirmer sur séries longues et microdonnées. |
| Stabilisation — dépenses automatiques | ≈1,36 Md€/point | 1,16 Md€ chômage + 0,20 Md€ autres prestations ; stress exceptionnel 2020 séparé à ≈4,62 Md€/point. |
| Emploi — taux de rétention PACTE | 15 / 30 / 45 % | Scénarios de sensibilité, non estimation causale. À identifier sur microdonnées / modèle macroéconométrique avant intégration des recettes de second tour. |
14. Données et journal
Les exports sont générés localement par le navigateur. Ils reprennent les mêmes valeurs que les tableaux ci-dessus.
| Version | Date | Modification |
|---|---|---|
14 septembre 2026 — jour 1 et année 1 | 14 septembre 2026 | Adoption du principe « préparation progressive, bascule fiscale unique » : année N−1 à blanc, certification GO / NO GO, bascule simultanée au 1er janvier N, acomptes d’impôt sur l’excédent, compensation dès janvier, récupération immédiate des économies collectivités/hôpitaux, compte de transition de trésorerie et trois coûts de bascule à chiffrer. |
14 septembre 2026 — couples bi-actifs recalculés | 14 septembre 2026 | Republication des cas bi-actifs à deux salaires égaux avec le barème IR 2026 sur revenus 2025, la décote et le quotient familial : +0,81 / +1,01 / −2,61 / −5,56 / −7,48 % sans enfant et +5,92 / +1,02 / −4,69 / −7,07 / −8,61 % avec deux enfants. |
14 septembre 2026 — périodes protégées | 14 septembre 2026 | Verrouillage du traitement retraite des périodes non travaillées : maternité 100 %, maladie 100 % puis 80 %, invalidité 80 %, chômage indemnisé 80 %, chômage non indemnisé validation seule, congé parental et proche aidant 50 % du SMIC ; règle de non-double-compte et financement explicite par solidarité. |
14 septembre 2026 — correction de cohérence | 14 septembre 2026 | Barème IR 2026 corrigé (11 600 / 29 579 / 84 577 / 181 917 €), retrait provisoire des cas bi-actifs dépendant de l’ancien barème, clarification du coût retraite 23,2 + 3,2 + 0,4 = 26,8 % et adoption d’une règle de revalorisation liée à l’assiette 0–3 PASS avec mécanisme automatique de balance. |
PACTE2027-REF-2026-09-14-T1 | 14 septembre 2026 | Le projet est désormais explicitement présenté comme une proposition de réflexion non aboutie sur une nouvelle architecture, destinée à être testée et améliorée. Taux personnel public fixé à 4,5 %, création d’une marge budgétaire de 3,73 Md€, priorité donnée au pouvoir d’achat réel en euros constants sur les pages ménages, et maintien des hausses de prix comme information explicite comparée à l’évolution du revenu disponible. |
PACTE2027-REF-2026-09-14-T2 | 14 septembre 2026 | Verrouillage sémantique : 23,2 % = acquisition individuelle ; 26,8 % = taux notionnel complet de référence sans recette correspondante. Marge de 3,7264 Md€ sanctuarisée pour la transition jusqu’à certification des coûts. Navigation publique harmonisée. |
PACTE2027-REF-2026-09-14-T3 | 14 septembre 2026 | Retraites : clarification « 40 annuités = droit de liquider, pas taux plein », ajout des taux de remplacement uniquement dans les scénarios illustratifs, explicitation de la répartition du risque et traitement de la mortalité différentielle : correction partielle par la durée de carrière, résidu traité par pénibilité / solidarité avec diviseur générationnel commun. |
PACTE2027-REF-2026-09-14-T4 | 14 septembre 2026 | Pénibilité : trois axes objectifs seulement, aucune catégorie par métier ; 10 années exposées abaissent la durée requise à 39 annuités, 20 années à 38. Financement miroir par déductibilité salariale ramenée à 94,5 % dans l’impôt sur l’excédent, soit un correctif potentiel de 2,31 % du salaire exposé, finançant un crédit notionnel additionnel de 2,31 % plafonné à 3 PASS par année reconnue. Module hors bouclage central jusqu’à microsimulation de la masse salariale exposée. |