PACTE 2027, la réforme en 5 minutes
Une proposition chiffrée pour réfléchir à une nouvelle architecture : moins taxer le travail, simplifier les prélèvements et déplacer le financement vers des bases plus larges — sans prétendre que tous les paramètres sont déjà arrêtés.
La réforme en une phrase
PACTE 2027 propose de moins taxer le fait d'employer et de financer davantage le modèle social par des bases plus larges : consommation, revenus, capital et excédent réellement créé par les entreprises.
Suppression d'une grande partie des prélèvements liés à l'emploi.
Un impôt principal sur l'excédent taxable, au taux de 42 %.
TVA à 24 %, compensation par unité de consommation et crédit enfant.
Des ressources partagées nationalement, avec péréquation et lissage.
1. Le travail n'est plus la principale assiette
Le projet remplace environ 219,76 Md€ de cotisations employeur dans le périmètre de la réforme, tout en conservant un reliquat macroéconomique de 17,534 Md€ sous audit.
2. Les entreprises paient sur ce qu'elles créent réellement
Taux proposé sur l'excédent taxable.
Allègement macroéconomique central des prélèvements entreprises dans le calibrage 2024.
Si l'excédent taxable tombe à zéro, l'impôt principal tombe lui aussi à zéro.
3. Le financement repose sur plusieurs bases
Consommation
TVA unique proposée à 24 %.
Revenus
Contribution générale progressive + contribution personnelle simple à 4,5 %.
Capital
Prélèvement personnel proposé à 36 %.
Excédent
Impôt principal des entreprises à 42 %.
4. Pour les salariés, la bonne mesure est le pouvoir d’achat réel
La TVA augmente certains prix, mais le revenu disponible après prélèvements et compensation augmente également. La comparaison se fait donc en euros constants, après correction de l’effet-prix moyen.
Hausse du revenu disponible nominal dans le cas d’une personne seule au SMIC.
Effet-prix moyen retenu pour le panier de consommation.
Gain de pouvoir d’achat réel estimé au SMIC, soit environ +35 € par mois en euros d’aujourd’hui.
5. Pour les retraites : 40 annuités = retraite possible
Le projet propose de remplacer l’âge légal uniforme par une règle de durée de carrière. Une fois 40 annuités validées, chacun pourrait choisir de liquider sa retraite. Le montant dépendrait ensuite des droits accumulés et de l’espérance de vie de sa génération.
Plus d’âge minimal général imposé à tous pour ouvrir son droit à pension.
Une fois 40 années validées, la retraite devient possible : partir reste un choix individuel.
Taux de travail pour créditer les droits sur le compte notionnel jusqu’à 3 PASS. Ce n’est pas une nouvelle cotisation sur la fiche de paie.
6. Pour les collectivités : mêmes moyens nets, financement simplifié
Le projet ne cherche pas à reproduire chaque ancienne recette locale. Il raisonne en moyens réellement disponibles après charges : les collectivités recevraient moins de ressources brutes, mais ne paieraient plus environ 24 Md€ de cotisations employeur dans le calibrage actuel.
Moyens nets comparables aujourd’hui : 100,91 Md€ de ressources brutes moins environ 24 Md€ de cotisations employeur.
Moyens nets proposés après réforme : 76,91 Md€ de ressources et plus de cotisations employeur sur ce périmètre.
L’objectif est de préserver la capacité réelle d’action des collectivités, pas le montant brut de chaque ancienne dotation ou taxe.
7. En période de crise
PACTE accepte davantage de volatilité budgétaire publique pour laisser davantage de trésorerie dans les entreprises au moment où leurs marges chutent.
8. Mise en œuvre : préparation progressive, bascule fiscale unique
PACTE ne peut pas être mis en œuvre en supprimant d’abord les anciennes recettes puis en attendant que les nouvelles prennent le relais. La préparation peut être progressive ; la bascule financière doit être simultanée au 1er janvier.
12 mois à blanc
Les anciens prélèvements restent intégralement en vigueur. En parallèle, DSN, DGFiP, entreprises, caisses et collectivités calculent les flux PACTE sans prélèvement réel.
GO / NO GO
Une certification indépendante vérifie l’identité budgétaire, les flux mensuels, les transferts publics et la capacité des systèmes informatiques.
Bascule simultanée
Nouvelles retenues sur revenus, TVA à 24 %, compensation mensuelle, fiscalité du capital et impôt sur l’excédent avec acomptes entrent en vigueur ensemble.
Régularisation
Les acomptes d’impôt sur l’excédent sont régularisés sur le résultat réel de N et l’année 1 fait l’objet d’un audit public complet.
Choisissez votre porte d'entrée
Je suis salarié
Fiche de paie, pouvoir d'achat, TVA, droits sociaux, emploi en période de crise.
Voir la page salariésJe prépare ma retraite
Droits acquis, compte notionnel, 40 annuités, réversion, indexation et financement.
Voir la page retraitesJe dirige une entreprise
Prélèvements avant/après, formule d'excédent, emploi, investissement, crise.
Voir la page entreprisesJe représente une collectivité
Moyens nets, nouvelles recettes, péréquation et lissage du cycle.
Voir la page collectivités