PACTE 2027 : ce qui changerait vraiment pour vous
Moins de prélèvements sur l’emploi, une fiche de paie allégée, une TVA à 24 % accompagnée d’une compensation, et un financement réparti entre la consommation, les revenus, le capital et l’excédent des entreprises.
L’idée de départ est simple
Aujourd’hui, une grande partie de notre protection sociale est financée au moment où une entreprise verse un salaire. PACTE 2027 propose de moins faire peser ce financement sur l’emploi et de le répartir sur des bases plus larges.
Moins taxer l’embauche
L’employeur paie beaucoup moins de prélèvements directement liés au salaire.
Alléger la fiche de paie
Les prélèvements directement visibles sur le salaire diminuent. Le résultat final varie ensuite selon le revenu et la composition du foyer.
Financer autrement
La protection sociale est financée par la consommation, les revenus, le capital et l’excédent des entreprises.
Aujourd’hui / avec PACTE : la différence essentielle
Aujourd’hui
- Le coût d’un salarié dépasse nettement son salaire brut.
- Le salarié reçoit bien moins que ce que l’employeur dépense.
- Les cotisations sont dues même lorsque l’entreprise gagne peu ou perd de l’argent.
- Le système compte de nombreux prélèvements, taux et exceptions.
Avec PACTE 2027
- L’emploi supporte beaucoup moins de prélèvements directs.
- Les prélèvements changent de nature ; le résultat net dépend du foyer.
- L’impôt principal de l’entreprise dépend de l’excédent qu’elle crée.
- Le financement est réparti sur quatre grandes bases.
Sur un salaire au SMIC, que donnerait le projet ?
Le cas type actuel d’une personne seule au SMIC donne le résultat suivant. Il s’agit d’une estimation moyenne, pas d’une promesse individuelle.
Oui, certains prix augmenteraient
Avec une TVA unique à 24 %, les produits aujourd’hui taxés à 5,5 % ou 10 % augmentent davantage que ceux déjà taxés à 20 %. Voici l’effet purement mécanique si le prix hors taxe reste identique et si la TVA est entièrement répercutée.
Qui financerait le système à la place ?
Le financement ne reposerait plus principalement sur la fiche de paie. Il serait réparti entre quatre sources faciles à identifier.
Consommation
Une TVA à taux unique, accompagnée d’une compensation pour les ménages.
Revenus
Une contribution générale progressive et une contribution personnelle simple.
Capital
Un prélèvement personnel sur les revenus du capital.
Entreprises
Un impôt sur l’excédent taxable, après déduction des salaires et de correctifs liés au capital et à l’investissement.
Dans le scénario central actuel, le périmètre chiffré de la réforme est équilibré dès la première année et conserve une marge d’environ 3,73 Md€. Cette marge sert d’abord à sécuriser la transition.
Voir les trois chiffres du bouclage budgétaire
Le calibrage central retient 901,194 Md€ de recettes nouvelles, 748,960 Md€ de prélèvements remplacés et 148,508 Md€ de compensations et provisions. Le solde mécanique est donc de +3,726 Md€.
Pour une entreprise, qu’est-ce qui change ?
L’entreprise supporte moins de prélèvements directement liés à l’emploi. En contrepartie, elle paie un impôt calculé sur l’excédent qu’elle dégage après les salaires et certains correctifs.
Le salaire n’entraîne plus le même empilement de prélèvements employeur.
Le capital engagé et une partie de l’investissement neuf réduisent l’assiette.
Lorsque l’excédent taxable tombe à zéro, cet impôt tombe lui aussi à zéro.
Voir la formule technique de l’impôt sur l’excédent
Pour les salaires exposés à la pénibilité, la déductibilité totale est ainsi ramenée à 94,5 %. Le miroir de calcul indiqué par le référentiel est de 2,31 % de l’assiette exposée. Le correctif reste hors du bouclage central tant que cette masse salariale n’a pas été microsimulée. Par ailleurs, une déduction n’apporte un avantage immédiat que si l’entreprise dispose d’une base taxable ou de reports utilisables.
Pour les retraites : une durée de carrière plutôt qu’un âge identique pour tous
Après 40 annuités validées, le départ deviendrait possible. Le montant de la pension dépendrait toujours des droits accumulés et de l’âge de départ : pouvoir partir ne signifie pas toucher la même pension quel que soit l’âge.
Exemple d’ouverture possible après 40 années validées.
La même règle s’applique à une carrière commencée deux ans plus tard.
La durée de carrière remplace l’âge uniforme comme porte d’entrée.
La réforme ne serait appliquée qu’après une année de test
Douze mois à blanc
Les anciens prélèvements continuent. Les nouveaux calculs sont testés sans encaissement réel.
Décision GO / NO GO
Une certification indépendante vérifie les recettes, les compensations et les systèmes informatiques.
Bascule simultanée
Les anciens prélèvements ne disparaissent que si toutes les nouvelles recettes et compensations démarrent ensemble.
Audit public
L’année 1 est contrôlée et les acomptes sont régularisés sur les résultats réellement constatés.
Ce qui est décidé — et ce qui doit encore être prouvé
L’architecture
- Moins de prélèvements liés à l’emploi.
- TVA unique à 24 % avec compensation.
- Quatre grandes bases de financement.
- Retraite possible après 40 annuités.
- Une année à blanc avant toute bascule.
Les vérifications indispensables
- Tester chaque type de ménage, pas seulement les moyennes.
- Vérifier chaque territoire et chaque secteur économique.
- Mesurer les réactions sur les prix, les salaires et l’investissement.
- Certifier les 41 Md€ liés aux employeurs publics.
- Sécuriser juridiquement et informatiquement la transition.
Commencez par votre situation
La page générale explique le principe. Les pages suivantes répondent aux questions concrètes propres à chaque public.
Je suis salarié
Fiche de paie, compensation, prix et pouvoir d’achat.
Voir ma situationJe prépare ma retraite
40 annuités, montant de pension, pénibilité et périodes non travaillées.
Voir ma situationJe dirige une entreprise
Coût d’une embauche, investissement et impôt sur l’excédent.
Voir ma situationJe représente une collectivité
Moyens nets, nouvelles ressources et péréquation.
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