PACTE 2027 · retraites

Une retraite fondée sur la durée de carrière

Après 40 annuités validées, vous pourriez choisir de partir. Mais pouvoir liquider sa retraite ne signifie ni « taux plein » automatique, ni pension identique quel que soit l’âge de départ.

La règle principale

La même durée de carrière s’appliquerait à tous, mais l’âge de départ dépendrait de l’âge auquel chacun a commencé à travailler.

18 ans → 58 ans

Départ possible après 40 années validées.

20 ans → 60 ans

La même durée conduit à un départ deux ans plus tard.

22 ans → 62 ans

Une entrée plus tardive dans l’emploi décale l’ouverture du droit.

40 annuités ouvrent un droit au départ. Elles ne garantissent pas un montant prédéfini. La pension dépend des droits accumulés, de leur revalorisation et du diviseur appliqué lors du départ.

Le compte notionnel, expliqué simplement

Il s’agit d’un compte de droits, pas d’un compte bancaire personnel contenant de l’argent placé à votre nom.

Vous travaillezvotre revenu professionnel est déclaré
→
Des droits sont crédités23,2 % du revenu jusqu’à 3 PASS
→
Le compte évolueselon l’assiette nationale des revenus professionnels
→
Vous liquidezle capital de droits est converti en pension
23,2 %

Droits directs

Taux de travail utilisé pour créditer le compte notionnel sur les revenus professionnels déclarés.

3 PASS

Plafond annuel

Les droits sont acquis jusqu’à 144 180 € de revenu annuel dans le paramétrage 2026.

Génération

Conversion en pension

Le diviseur tient compte de l’espérance de vie projetée de la génération au moment du départ.

Pourquoi travailler plus longtemps augmente la pension ? Vous ajoutez des droits sur le compte et vous répartissez ce capital sur une durée de retraite attendue plus courte.
Le taux de 23,2 % n’est pas une nouvelle retenue sur la fiche de paie. C’est un taux comptable d’acquisition de droits. Le financement juridique provient des recettes globales affectées à la protection sociale.

Les périodes sans travail peuvent continuer à créer des droits

La règle commune est un calcul au prorata des jours couverts, avec au maximum une annuité par année civile, toutes périodes confondues.

Barème proposé des périodes protégées
SituationBase protégéeDurée ou condition
Maternité, adoption, second parent100 % du revenu de référenceDurée légale ou conventionnelle indemnisée
Maladie ou accident du travail100 %, puis 80 %100 % pendant 12 mois continus, puis 80 % en maladie longue
Invalidité ou handicap empêchant l’activité80 % du revenu de référenceJusqu’à la reprise ou la liquidation
Chômage involontaire indemnisé80 % du revenu de référencePendant la durée des droits à indemnisation
Chômage non indemnisé après épuisementValidation de durée seulement12 mois maximum par épisode, avec inscription comme demandeur d’emploi
Congé parental50 % du SMIC24 mois maximum par enfant
Proche aidant50 % du SMIC24 mois maximum sur la carrière
Revenu de référence : moyenne du revenu professionnel brut des 12 mois précédant l’interruption, plafonnée à 3 PASS. Si une activité partielle subsiste, la solidarité ne crédite que le complément nécessaire jusqu’à la base protégée.
Coût encore à microsimuler : ces règles de solidarité sont retenues politiquement, mais leur coût budgétaire complet n’est pas encore intégré au bouclage central.

La pénibilité pourrait réduire la durée requise

0 à 9 ans

Règle normale

Le droit au départ s’ouvre après 40 annuités validées.

10 ans exposés

39 annuités

Une année de durée requise est retranchée.

20 ans exposés

38 annuités

Deux années sont retranchées : c’est le plafond prévu.

Contraintes physiques

Manutentions lourdes, postures forcées et vibrations.

Environnement agressif

Agents chimiques, températures extrêmes, bruit ou milieu hyperbare.

Rythmes contraints

Travail de nuit, équipes alternantes ou travail répétitif cadencé.

Une exposition, pas un métier. Une année est reconnue si au moins un seuil national est franchi. Plusieurs expositions la même année ne comptent qu’une fois.
Droit supplémentaire : chaque année reconnue crédite aussi 2,31 % du salaire exposé, plafonné à 3 PASS, sur le compte notionnel. Le correctif fiscal employeur utilise la même assiette.

Que deviennent les droits déjà acquis ?

Retraités actuels

Les pensions déjà liquidées restent inchangées au moment de la bascule.

Actifs

Les droits déjà constitués seraient convertis en capital notionnel d’ouverture de valeur actuarielle équivalente.

Nouveaux droits

Ils seraient immédiatement enregistrés selon les règles du compte notionnel.

La conversion doit être juridiquement garantie. Le principe de conservation des droits est retenu, mais la méthode doit être microsimulée et contrôlée avant toute bascule.

Après le départ : indexation, réversion et reprise d’activité

Prix

Indexation proposée

Les pensions liquidées seraient indexées sur les prix dans le modèle de travail.

3,2 %

Réversion

Coût économique de référence d’une assurance conjugale collective distincte du compte individuel.

Activité

Pension suspendue

En cas de reprise d’une activité rémunérée, la pension serait suspendue, les droits continueraient à s’accumuler puis seraient recalculés à la cessation suivante.

Règles encore à écrire : conditions précises de la réversion, mécanisme d’équilibre durable, protection des petites pensions et traitement juridique de la reprise d’activité.

Comment financer le système ?

Le compte notionnel organise les droits, mais il ne règle pas à lui seul la transition financière entre l’ancien système et le nouveau.

23,2 %

Droits directs

Taux notionnel d’acquisition proposé.

3,2 %

Réversion

Coût de référence de l’assurance conjugale collective.

0,4 %

Gestion

Provision de référence pour le fonctionnement du régime.

Total économique de référence : 26,8 %. Ce chiffre mesure un coût de droits. Il ne constitue ni une nouvelle cotisation de 26,8 % sur la fiche de paie, ni une recette encaissée automatiquement.
Pas d’économie immédiate de 90,75 Md€. L’écart entre les dépenses actuelles et le flux de droits du nouveau système représente notamment la transition, la solidarité et des périmètres à décomposer. Il ne peut pas être présenté comme une économie budgétaire.
Les trois enveloppes à distinguer

1. Un socle contributif lié aux revenus professionnels jusqu’à 3 PASS. 2. Une enveloppe transitoire décroissante pour financer les droits hérités de l’ancien système. 3. Un budget explicite de solidarité pour les périodes protégées et les droits non contributifs.

Ce qui est décidé et ce qui reste à prouver

Principes retenus

Ouverture après 40 annuités, compte notionnel, droits acquis maintenus, trois axes de pénibilité, barème des périodes protégées et plafond de 3 PASS.

Travail restant

Microsimulation des carrières, financement de la transition, règles de réversion, seuils de pénibilité, indice de revalorisation et mécanisme de balance.

Statut honnête : l’architecture rend la durée de carrière plus lisible, mais elle ne peut pas être déclarée financièrement prête tant que la transition et la solidarité ne sont pas totalement chiffrées.
Page pédagogique fondée sur le référentiel PACTE2027-REF-2026-09-14-T4. En cas d’écart, le référentiel central prévaut.